Astérix, pardonne-moi. [archives]

J’ai passé ma vie à critiquer fougueusement les Italiens et l’Italie par extension, il faut le savoir.

Pas que je sois chauvine ni particulièrement outragée par les vespa, l’abondance du pento qui y règne (pourtant retiré du commerce depuis 1947, sauf là-bas, ils ont du faire du stock ou de la contre-bande…) Ni que je sois incommodée par ce besoin de parler toujours plus et toujours plus fort en levant les bras même quand il fait décemment trop chaud pour se le permettre. Non ça, j’y suis habituée, le ch’ti et l’italien doivent avoir la même anomalie génétique à ce niveau.

Mais quand même y’a des choses qu’on pardonne pas. Je suis d’une génération qui a été télévisuellement maltraitée par ilario (Bravo Christine…) et qui ado a défoncé Materazzi à coups de boules virtuels sur facebook façon paf le chien pendant bien 2 mois, post-drame coupe du mondesque (big up Zizou).

Alors forcément, ça laisse des traces.

Et puis en Février 2011, le drame. Pour cause de cadeau d’anniversaire corrupteur, je suis passée du côté obscure. En 4 jours et au prix de batailles acharnées de boules de glaces straciatella, Rome a eue mon âme.

Alors bon, j’ai bien essayé de résister, de me plaindre des pavés qui m’ont obligé à remiser les talons et à acheter des saletés de ballerines (MOI), j’ai tenté de la jouer blasée devant le colisée (qui ne vaut clairement pas la tour eiffel), j’ai dénigré le manque d’originalité de leur drapeau (complètement pompé sur le notre évidemment) et de leur langue (pompée sur les espagnols ça va sans dire) et j’ai même prétendu que les gniocci étaient trop cuits.

Bon… Sauf qu’objectivement, le temps était radieux, la bouffe délicieuse (j’ai compris l’essence même des mots ORGIES ROMAINES, vois-tu) et la ville inimittable.

C’est une véritable promenade de musée en plein air, à faire facilement à pied, idéale en 4j, qui distille de façon complètement atypique autant de ruines que de monuments récents et grandioses. Forum romain, Palatin, Vittoriano, Vatican, Fontaine de trévi et innombrables piazza à découvrir… et que je ne peux que te conseiller, une fois encore.

PS : Seule consolation pour mon égo de miss-j’avais-raison : les serveurs Romains sont de sales petites moutures désagréables qui te snoberont autant que faire se peut au profit de leurs compatriotes.

Hop, petit coup de boule virtuel !

2 Comments

  1. Rome est l’une de mes villes préférées. c’est avec un grand plaisir et un sourire jusqu’aux oreilles que j’ai lu ton article
    Encore merci de m’avoir permis de me souvenir de cette fabuleuse ville 🙂

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