[Corsica #3] Au coeur de la Castagniccia

Castagniccia… en Corse, ça veut dire « châtaigneraie » alors inutile de préciser que le Binôme-crème-de-marronvore et le bec-à-tout-grain représenté par la personne de moi-même, fondions sur la sus-nommée de GROS espoirs, tout au moins gustatifs donc, mais également paysagifiques et terroirifères (ouioui) puisque j’avais lu pas mal d’éloges (de guides en blogs, par-ci par-là n’est-ce pas…) à propos de ce petit coin de la Corse qu’on disait particulièrement authentique.

Bon alors par contre, septembre, c’est pas du tout la saison de la châtaigne hein, autant te prévenir d’emblée… mais hauts les cœurs, les villages eux seront là, alors toi comme nous, on y va !

Si tu te souviens bien, on vient de quitter Corte et voilà qu’on se jette donc à corps perdus dans la vallée de L’Ampugnani, première micro-région de la Castagniccia pour commencer, en direction de La Porta… puis on descendra jusqu’à la micro-région de L’Orezza au village de Piedicroce et on finira par Carcheto-Brustico (si t’es sage).

Pour l’instant, on est en plein milieu des montagnes et du maquis, et le premier truc qui ressemble à une habitation qu’on croise, c’est ça…

Bon. BON. C’est joli, mais t’auras vite compris que ça reste un projet immobilier à aussi-long-terme que possible n’est-ce pas… petit point anecdote quand même puisqu’on est là, tu noteras que les cimetières corses, bah c’est toujours des mausolées et des tombes en relief dis-donc… quelque chose me dit que c’est juste parce-que les mecs avaient pas envie de se casser la couenne à piocher dans la caillasse monstrueuse qu’il y a par là-bas va… (mais comme j’en sais fichtre rien, si t’as une autre explication artistico-ancestrale à faire prévaloir sur ma théorie de la flemme, je la veux bien).

On poursuit notre route et on croise un premier vrai mini-patelin…

Puis on arrive un peu plus loin au village de La Porta, notre première étape : capitale de la Castagniccia et chef-lieu de la micro-région de l’Ampugnani, rien que ça. (Quelque chose comme 200 âmes quoi… Voilà-voilà)

13h30, le soleil cogne et c’est pas Hubert qui te dira le contraire…

On se gare au pied de L’église Saint Jean-Baptiste où l’on rentre 5mn prendre le frais (et un petit bol de culture hein, quand même)
 

Puis quelques pas plus loin, le bol de culture suffisant difficilement à nous rafraîchir le gosier, on s’attable au premier petit resto qui passe, en terrasse…

Deux Pietra bien fraîches sur la table plus tard (LA bière Corse évidemment… qui se décline en blonde, ambrée et rouge) on étudie le menu de « L’Ampugnani »… ce sera des cannellonis au Bruccio pour le Binôme, et la même chose pour moi, mais avec un petit bonus de civet de sanglier si ça n’vous fait rien… merci, de rien, au-revoir m’sieurs dames. 

Une bonne adresse à prix fairplay avec de la cuisine traditionnelle généreuse, tellement qu’on fera l’impasse sur le dessert, rassasiés. (oui, même moi)

Quelques pas dans le village…

Puis on reprend la route en direction de Piedicroce.
Un peu avant le village, on croise les ruines du couvent d’Orezza, comme tous les touristes curieux passant par là on s’y arrête un petit moment.

Et c’est reparti…

Quelques cochons plus tard on croise le village de Piedicroce, où l’on choisit de ne pas s’arrêter, il est déjà presque 16h et j’te l’ai pas dit mais on doit encore rallier Bastia avant ce soir…

Le prochain village sur mon super-planning c’est lui, Carcheto-Brustico !

On y fait une étape rapide, la Castagniccia dort déjà… le village est désert. On se fend au passage d’une cueillette d’un quintal de figues fraîches (faute de châtaignes on est quand même pas malheureux va !) puis on croise par hasard deux touristes qui nous demandent « si on sait où elle est la cascade ? »

Les yeux du Binôme s’illuminent.
Je sors mon pshit anti-moustiques. Je sais bien qu’à compter de cet instant, chuis fichue, y’a rien en ce bas monde qui l’empêchera d’aller me la trouver cette cascade. Il a un truc avec les cascades. Et les rivières. Un truc avec l’eau quoi. Bref.

Après quelques googlisations, on trouve le chemin de la fameuse cascade de tous les fantasmes. J’me pshit de partout, et on y va. (j’me ferai quand même bouffer, pour la petite histoire)

La bonne nouvelle c’est que l’accès est facile, à peine 500m je dirais… et nous y voilà, la cascade de la struccia (pour être exacts) nous tend les bras.

En haut, si on veut, on fait salon…

Et puis en bas… bah c’est la cascade et la dégringolade de cailloux quoi. 

Tu le vois un peu, fier comme un pou qu’il est mon conquistador des zones humides ?
 

Non mais je n’dénigre pas hein, faut avouer que c’est bien joli, et puis pour ne rien entacher, on est pas usés par la foule comme tu vois…

(un petit drapeau-pense-bête des fois que t’aurais oublié où tu es) Le seul problème avec les cascades par contre, c’est que si tu veux de la nature sauvage et immaculée… t’as intérêt à la prendre en photo vite fait.

Parce-que ça se termine très vite comme ça.
Cet homme est totalement cinglé. Non parce-qu’il faisait bon dehors, ok, mais l’eau elle, elle était carrément glacée hein… du coup, le temps de prendre une photo bucolique… 

Et en relevant la tête, bah Barbotte-man était déjà sorti tout grelottant hein, faut pas déconner. (m’enfin super-content de sa prouesse va). Pendant qu’il se sèche à l’ombre sur son rocher, pas solidaire pour un rond, je prends de l’avance et je remonte en quête des derniers rayons de soleil (que veux-tu, moi j’suis plus lézard que têtard, faut bien de tout pour faire un monde ma foi…)

Le soleil décline, on jette un dernier regard en bas et on retourne vite jusqu’à la voiture (mettre un caleçon sec sur les fesses du Binôme avant qu’il s’enrhume)

On prend la direction de Bastia cette fois, le timing est pas trop mal, avec un peu de bol on arrivera au camping avant la nuit… On croise quelques villages encore, mais plus question de s’arrêter.

On arrive effectivement juste à temps au camping san damiano pour monter la tente aux dernières lueurs du jour, puis profiter du coucher de soleil sur la plage qui le borde… Encore une journée bien remplie qui se termine agréablement sur une note délicieuse de farniente… ce soir, ça sent vraiment les vacances !

Et demain, on ira voir ce que Bastia, derrière ses petites loupiotes qu’on aperçoit d’ici ce soir, nous réserve de beau…

15 Comments

    1. Même pas ! (y’a pas de justice, moi je me promène sans chaussettes 5min en plein mois d’août et j’me cogne la pneumonie de l’année) En même temps, le Binôme, il se roulait dans la neige en sortant des bains en Islande, tu vois le bestiau… 😀
      Ouais c’est exactement ça, on part le 6 Février… mais on sait pas encore où. (j’te dis pas comme ma manie du contrôle et de l’organisation en prend un coup…)

    1. Ahah c’est une technique pour voyager à moindre coût ! (moi je suis très « Arte » et compagnie pour ça…) je te souhaite que la version 3D ne tarde pas trop à arriver 😉

  1. Coucou! Ben alors, deux mois sans nouvel article?? Le manque se fait ressentir terriblement. Besoin d’un peu de soleil dans nos cœurs en cette fin d’hivers, surtout après la tempête Zeus!!!
    Bises

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *