Corsica ! Début du roadtrip et premiers émois…

corsica-11c-2Corsica … La Corse quoi. Le Binôme et moi, on y pensait depuis longtemps… faut dire qu’on a tous un ami / collègue / facteur / surveillant pénitentiaire qui y est allé / connait quelqu’un qui y est allé / a vu un demi reportage sur Arté (rayer les mentions inutiles) et met donc un point d’honneur à s’enthousiasmer d’un invariable « ohlalalalaaaa la chaaaaance… Tu vas voir, c’est beau hein ! »

Oui, parce-que la Corse, c’est un peu comme mon boulot de sage-femme apparemment, ça met tout le monde d’accord, c’est BEAU. (voire c’est le plus beau métier/ bout de terre flottant du monde, selon mes dernières statistiques).

Du coup, toi, pauvre petit néophyte, tu pars généralement pour ta première expérience Corse avec pour tout bagage : 3 maillots de bains (parce-qu’il fait toujours beau en Corse) un itinéraire un rien approximatif sur la base de conseils très pointus que tu as reçu du type « oh bah en Corse tout est à voir de toute façon ! » et fatalement, un quota d’attentes assez surréaliste… bah écoute, je vais essayer de te faire petit à petit l’inventaire un poil plus précis (et vrai de vrai bien entendu) de ce qu’on y a vu, vécu et ressenti.

Attention, début du récit !
Après un mini-imprévu de vol (Ryanair Beauvais-Figari 125€ A-R/pers) annulé-décalé de 2 jours (pour cause de grève vois-tu… oui bah on est en France quand même mon petit gars, fallait bien que ça nous arrive un jour va) Corsica, nous voilà donc, plus impatients que jamais de t’éplucher ! (fais donc pas ta mijorée…)
17 septembre, 13h30, 2 picards trépignants, 1 voiture de loc’… Et c’est parti pour 12 jours à bouffer du kilomètre et du sauciflard. GO !
En image, ça donne à peu près ça… (à gauche, l’itinéraire intégral, à droite, celui que je vais te servir aujourd’hui, correspondant aux jours 1 et 2)
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Le roadtrip commence donc sur les chapeaux de roues, dès la sortie de l’aéroport où l’on vient de sauter comme deux gamins surexcités dans notre voiture de location (si tu veux tout savoir, une 2008, louée sur le site rentalcar pour 260€/13j assurance incluse, les loueurs sont sur le parking de l’aéroport – pratique – on l’a récupérée très rapidement, zéro problème à signaler, merci bonsoir.) Après une minie halte pour se ravitailler (en sauciflardises hein, merci de suivre un peu) on se lance… direction le site des aiguilles de Bavella !corsica-7-2On croise nos premiers villages typiques… (ici Levie)
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Premières figues fraîches cueillies sur le bord de la route (conseil : toujours partir avec un sac plastique, ET un Binôme… qui de toute évidence ne doit pas être descendu du singe depuis si longtemps que ça à en juger par ses cabrioles champêtres) corsica-9 corsica-11b-2

Et voilà, j’sais pas toi, mais nous on est déjà dans l’ambiance va ! La Corse, l’authentique « Corsica », celle des grandes baraques bourrues en pierre assises bien pénardes sur les montagnes, la densité du maquis percé de petites routes sinueuses… tout ça quoi, tout y est.
Enfin tout… Tout, sauf la météo de rêve quand même. Non parce-que là tout de suite, soyons parfaitement honnêtes, c’est pas la canicule. Quoique j’suis mauvaise langue, la température encore ça va… m’enfin y’a maxi réunion tupperware de cumulus là quand même, on me la fait pas. Du coup… bah le « toujours beau » en prend un petit coup dans l’aile quoi. Mais bon ma foi, tu sais ce qu’on dit hein, tant qu’il pleut pas…

On arrive finalement aux Aiguilles de Bavella vers 17h… accueillis par notre dame des neiges, s’il te plait. corsica-13

(Une nana jamais en galère les soirs de coupure d’électricité)
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Et franchement, comme tu vois le panorama est joli…
Mais tu te souviens quand je te disais « tant qu’il pleut pas… » ? Bon. BON.
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Bah là, ciel bleu ou pas te fais pas avoir, ça souffle à décorner les mouettes (parfaitement) et il commence à dracher, comme on dit par chez nous… Je ne te cache pas que c’est un poil dommage cette histoire, parce-qu’on renonce évidemment à la petite rando sympatoche qu’on y prévoyait, en se disant quand même qu’on pourra toujours y retourner le lendemain matin…
Les vacances ne font que commencer, on tâche de positiver : c’est l’occasion de se reposer (et de picoler) parce-qu’on est un peu HS (et que le saucisson, bah ça donne soif). On revient donc un peu sur nos pas au village de Zonza où l’on monte vaillamment notre tente (sous une petite pluie lourdingue, mais pas troptrop méchante) au camping Bavella Vista (18€ la nuit).

Hop, apéro, dodo, et demain il fera beau !
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Ou pas…corsica-23

Si je te dis « un temps de cochon » ça te parle ?  corsica-28

Brume, humidité, pluie… et pour toute la journée a priori. Bilan ? Bah désespoir infini. (et pour une fois le Binôme tire plus la tronche que moi)
Pour ne rien arranger, on doit refaire demi-tour pour aller tirer du liquide au seul distributeur des environs… (on te conseille de prévoir le coup, dans les terres peu de commerces prennent la CB, et les distributeurs comme les pompes à essence d’ailleurs, sont plutôt rares, t’es prévenu !) On se prend en bonus la saucée de notre vie à cette occasion (sinon c’est pas marrant) et on finit par se réfugier, pieds trempés et mine déconfite, dans un café-restau joliment décoré pour un capuccino-croissant de survie, le temps de se sécher le poil et de revoir notre plan d’attaque…
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Quand on ressort, la brume est toujours là, mais on est parés : on a décidé d’adapter le programme, tant pis, on n’ira pas à Aléria (que les locaux nous ont déconseillée) de toute façon la côte sera trop venteuse on n’en profitera pas, on part donc directement pour Corte, mais par les terres, en plein coeur du parc national, parce-que quitte à rouler sans trop pourvoir s’arrêter, autant que ce soit dans des paysages authentiques et préservés.corsica-24

Et question authenticité, on est gâtés.
Je te présente Bernadette (qui est très chouette)  corsica-29 corsica-25-2

Puis Denise et ses marmots (qui ont attendu qu’on leur fasse un petit signe de la main pour traverser, des mômes hyper bien élevés)corsica-30 corsica-31 corsica-32-2

Et le must du must : Romuald, le canasson le plus serviable de sa génération.
« Hey Romu’ ! »
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Hop hop… corsica-35-2-2

… « à ton avis, on prend à gauche ou à droite ? » … « ah bah à gauche, c’est bien c’que j’pensais ! En te remerciant hein ! »
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(Et on dit que les Corses sont pas accueillants…)

Dehors, ça brume et ça pleuviote toujours, mais y’a quand même du changement dans l’air : la végétation qui tient de plus en plus de la pinède.corsica-38 corsica-39 corsica-40

Et bientôt, un mince espoir bleuté et quelques rayons dorés se joignent à la fête…corsica-41 corsica-42 corsica-42b-2

On fait des pauses « nature »
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Et puis des pauses « famille »…corsica-44 corsica-43

Et enfin surtout (j’suis sûre que tu commençais à t’en inquiéter…) des pauses gloutonnes, évidemment, et à Ghisoni en l’occurrence, pour être précis. corsica-46

Je t’épargne le saucisson en entrée (ça m’embêterait que tu me prennes pour une maniaque de la cochonnaille dès le premier article) mais laisse-moi quand même te faire saliver un peu avec deux autres spécialités qui nous ont emballés :  l’omelette au Bruccio et les lasagnes menthe-Bruccio…
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On a évidemment pris du fromage et tout le tintouin aussi (LE fromage artisanal puant à souhait qu’on a eu la folie d’acheter au restaurateur et qui nous a pourri la glacière la moitié du séjour, soit dit en passant) Et on a fini par un café arrosé d’eau de vie locale qui décape bien comme il faut, histoire de rigoler un coup…

On repart archi-ravigoté !
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Un dernier coup d’œil sur ce joli village enclavé, et on reprend la route à flanc de montagnes où faute de soleil, la lumière devient particulièrement belle… corsica-55 corsica-56 corsica-57

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Une dernière étape dans le patelin de Vivario nous amène sous un ciel qui se fait de plus en plus encourageant… corsica-61

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Eeeeeeeet…
c’est fini pour aujourd’hui. corsica-65

Dans quelques kilomètres on arrivera à Corte… mais ça, faudra que tu attendes le prochain article pour y goûter !

Bilan ? Un peu mitigé pour ces deux premiers jours sur l’île de beauté où l’on a ressenti un dépaysement immédiat et adoré le premier contact avec le terroir, les villages rustiques, les bestioles qui gambadent en totale liberté, nos premières gloutonneries locales aussi, et évidemment les paysages épatants et changeants du parc naturel… mais où on a trouvé un peu moins fendart de rater une belle randonnée, de replier la tente trempée au petit matin et de rouler sans voir à 30m par moment ou sans pouvoir s’arrêter pique-niquer ou juste se balader quand on le voulait… Bref, une première impression prometteuse, mais un peu trop humide pour pleinement en profiter… Heureusement quelque chose me dit que la pluie, après ce soir… ce sera définitivement fini !

Alors file dépoussiérer tes sandales minot, et à bientôt ! 😉

8 Comments

  1. Malgré la pluie les paysages sont toujours aussi magnifiques. Ça donne trop envie de découvrir cette région. Depuis les années que je le veux ça va finir par arriver.
    En tout cas j’adore ces petits villages pris en photo. On a l’air de se régaler niveau charcuterie.

    1. Effectivement, tous ces petits villages perchés et les paysages de montagnes c’est finalement ce que j’ai préféré en Corse, malgré la pluie ! Je te souhaite de les découvrir en 3d un jour (et de gloutonner autant de charcut’ que nous 😉 )

  2. Mythique j’ai adoré !! et oui en montagne il ne fait pas forcement très beau 😉 et il fait froid ! car vous étiez quand même assez haut en altitude ! (D’ailleurs jolie photo de Serra au passage, comme toutes les autres : elles sont très jolies 🙂 )

    Hate de voir ton prochain article 🙂 😉

      1. J’y vais en Janvier et ça sera pire niveau froid et météo 😉 mais c’est bien vrai, je suis tout a fait d’accord avec toi ça n’enlève rien au charme de ces petits villages !
        As-tu vu le Panneau Sorbollano d’ailleurs ? Juste avant Serra-di-Scopamena 🙂

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