En route vers Moray… la campagne péruvienne en génie et beauté

Moray

Moray, c’est une nouvelle fois la manifestation du génie inca. Pour te la faire simple (parce-que t’auras compris que c’est un tout petit peu technique quand même hein…) le site de Moray se constitue de trois jeux de terrasses circulaires concentriques (un principal et deux plus petits) reproduisant par leur inclinaison et leur profondeur progressive, toute une série de microclimats (c’est à dire une variation subtile de la température et de l’humidité, d’une terrasse à l’autre… tu m’suis toujours ?) Et il avait donc pour but à l’époque, de mener des recherches et expériences agricoles (optimisation des rendements, nouvelles variétés etc… je te rappelle quand même qu’on leur doit pas loin de 2500 sortes de patates, tout ça sans OGM ni pesticides, hein… j’dis ça, j’dis rien)
Et pour que tu visualises un peu, bah voilà, Moray en pratique, c’est tout ça là…Moray (1)

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Moray (5)Et puis ça, aussi.Moray (6)

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Et sinon, autour, c’est mignon, aussi…
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Les voisins sont pas chiants…Moray (10)

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Comme à Maras, on serait bien restés un peu chez l’ami Moray, mais après une rapide pause sandwich queso/avocat/tomate, il est déjà temps de repartir…

On dit souvent (pour se la jouer philosophe) que la destination importe peu et que seul le voyage compte… Bon… j’suis pas tout à fait d’accord dans l’absolu… mais en parcourant la campagne andine au retour (même avec un esprit de contradiction aussi affirmé que le mien) je n’peux pas m’opposer à l’idée.Moray (19)

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Mais avant de regagner l’agitation de Cuzco, j’ai une question pour toi…
Comment fait-on pour passer de ça :Moray lama

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… à ça ? Hum ?Pérou -27-2Non, on n’parle pas de l’enfant non… j’sais bien que je t’ai dit et répété que les incas n’étaient pas des boeufs, m’enfin à ma connaissance, y’a quand même pas de technique péruvienne pour transformer les lamas en mouflets, j’te demanderai de bien vouloir te CONCENTRER S’IL TE PLAIT.
On parle de la laine là… d’alpaca/de lama (ou de mouton, aussi, on est pas bégueules) et surtout, de COMMENT DIANTRE ce tas de dreadlocks beige crado (et qui sent fort) devient tantôt bonnet, chaussettes, poncho ou tout autre bazar archi-coloré (et qui n’pue plus, merci pour nous…) Alors ?!
Bah si tu n’sais pas, tu fais comme nous, une brève escale du côté de Chinchero où t’écoutes la dame avec son joli chapeau, parce-qu’elle, elle SAIT.
(et en plus, elle parle anglais donc elle va tout t’expliquer, le machin de maïs râpé qui fait comme du savon pour nettoyer la laine, et puis tous les pigments naturels qu’ils utilisent depuis des millénaires, minéraux ou animaux -genre le sang de cochenille- qu’ils déclinent jusqu’à obtenir absolument toutes les couleurs possibles, en y rajoutant du citron ou autre pour les faire varier… ah et le sel, c’est pour fixer !)Moray (28)

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Puis on jette un petit coup d’œil épaté à l’atelier de tissage…Moray (33)

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Moray (36)Et cette fois, il est définitivement temps de rentrer…

Parce-que tissage ou pas, ce soir, le bus de nuit qui doit nous emmener vers Arequipa n’attendra pas !

À suivre…

6 Comments

  1. Les terrasses sont absolument dingues. Je ne connaissais pas du tout, et ça m’intrigue vraiment ! Je n’imagine même pas à quel point ça a du être un chantier titanesque pour l’époque !
    Quand aux laines péruviennes, c’est absolument magnifique toutes ces couleurs !

    1. Clairement ces mecs étaient des dingues… quand tu vois ce qu’ils ont dû grimper comme pierres titanesques tout en haut du Machu Picchu déjà, t’as compris… :’)))

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